JEAN-LUC PARANT – Sculpteur / Peintre / Auteur

JEAN-LUC PARANT – Sculpteur / Peintre / Auteur
EN COURS DE PRODUCTION . . .

Né le 10 avril 1944 à Mégrine près de Tunis en Tunisie, il vit et travaille actuellement en Normandie. S’étant intitulé « fabricant de boules et de textes sur les yeux » dès la fin des années 60, comme s’il avait inventé là son propre métier, le travail poétique de JLP est inséparable de son travail plastique. En effet, son œuvre, conçue sur la dualité de ses thèmes, est affaire de textes et de boules, de vision et de toucher, de jour et de nuit, d’infime et d’infini.
« Jean-Luc Parant, comme il l’a dit lui-même, écrit avec ses yeux et ses mains des textes sur les boules et les yeux, et fait avec ses mains des boules pour les donner à voir, boules de cire de terre ou de papier aujourd’hui installées dans les plus grands musées contemporains, boules composites dont certaines mangent des livres et d’autres les composent, tandis que d’autres encore exhibent des sexes ambigus, des peaux inaccomplies, boules comptables dessinées ou gravées, scarifiées de leur propre nombre. Boules qui sont l’œil, le sexe, la tête, la terre, le soleil et la mesure de toute proportion, dans les textes qui les accompagnent sans les illustrer ; et l’aventure poétique de Parant engage d’abord sa propre vocation à regarder le monde, mettre des formes au jour et proférer ses mots. Car ce poète à visée cosmogonique – le seul peut-être aujourd’hui –, préoccupé exclusivement de l’universel, du soleil et de la terre, de l’homme et de l’animal, de l’ombre et de la lumière, du monde en un mot, est avant tout résolument solipsiste, et ne disperse son peu de mots, son jeu de boules à exemplaire unique, que pour parler et faire, exclusivement, la part qui lui revient.
L’abondance dans cette œuvre côtoie donc la sécheresse, et la répétition fait pendant au vertige du multiple sans fin. Chaque texte, chaque boule, chaque dessin ou poème n’aurait rimé qu’à cela : tracer la marquer de l’intime, dresser le journal de l’impartageable, en prenant la mesure du tout, en ne disant jamais rien d’autre, au fond – et c’est assez unique pour être signalé –, que la vérité. »
PIERRE VILAR – Extrait de l’article « Jean-Luc Parant » in Dictionnaire de Poésie de Baudelaire à nos jours, sous la direction de Michel Jarrety, Paris, PUF, 2001.


LIENS

Site internet de Jean-luc Parant – http://jeanlucparant.com






04.02.2014

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